Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /Fév /2009 19:16
Résumés par région Unir le monde contre le SIDA

L’Afrique subsaharienne reste la région la plus gravement touchée par l’épidémie de sida et plus de deux tiers (68%) de toutes les personnes infectées par le VIH y vivent.

Les femmes sont frappées de manière disproportionnée et constituent 61% des personnes vivant avec le VIH dans la région.

Dans la plupart de l’Afrique subsaharienne, la prévalence nationale du VIH s’est stabilisée ou montre des signes de déclin. La Côte d’Ivoire, le Kenya et le Zimbabwe ont tous trois observé une chute de la prévalence nationale, ce qui confirme les tendances relevées précédemment.

Les données concernant les tendances des comportements sexuels parmi les jeunes dans certains pays (Cameroun, Kenya, Malawi, République-Unie de Tanzanie, Rwanda, Togo, Zambie et Zimbabwe) sont encourageantes et suggèrent que les efforts de prévention du VIH portent leurs fruits.

On estime que 50% à 80% des personnes atteintes de tuberculose en Afrique australe sont aussi séropositives au VIH, ce qui montre bien qu’il est urgent de s’attaquer au problème de l’infection jumelée VIH/tuberculose dans la région. Données et tendances dans les pays.

En 2007, l’Afrique australe comptait pratiquement un tiers (32%) de toutes les nouvelles infections à VIH et de tous les décès liés au sida dans le monde.

Plusieurs études révèlent que l’épidémie du Zimbabwe a décliné ces dernières années, et on note une baisse importante de la prévalence du VIH chez les femmes enceintes, de 26% en 2002 à 18% en 2006. Parmi les jeunes femmes enceintes (15–24 ans), la prévalence a chuté de 21% à 14% au cours de la même période. Ces chiffres sont analogues à ceux de la plus récente enquête sur le VIH effectuée dans la population (2005-2006) qui estime la prévalence nationale du VIH chez les adultes (15–49 ans) à 18%. Le déclin de l’incidence du VIH est partiellement associé aux changements de comportements sexuels décrits dans plusieurs études qui montrent une augmentation du nombre de personnes qui évitent les rapports sexuels avec des partenaires non réguliers et une baisse du nombre des hommes adultes qui achètent des services sexuels.

Avec quelque 5,5 millions de personnes vivant avec le VIH, l’Afrique du Sud est le pays qui compte le plus grand nombre d’infections dans le monde. Reflet de tendances analogues dans d’autres pays de la région, les jeunes femmes d’Afrique du Sud entre 15 et 24 ans sont exposées à un risque plus élevé d’infection que les hommes du même groupe d’âge ; aujourd’hui elles représentent 90% environ des nouvelles infections à VIH.

La prévalence nationale du VIH chez l’adulte au Swaziland est, à 26%, la plus élevée du monde.

Une baisse—de 36% en 2001 à 32% en 2006—des niveaux d’infection à VIH parmi les femmes enceintes ces dernières années au Botswana, suggère que l’épidémie a peutêtre atteint son pic et pourrait être en déclin.

Les dernières données venues d’Angola indiquent que la prévalence du VIH parmi les femmes enceintes était la même en 2004 et 2005, indiquant peut-être une stabilisation de l’épidémie.

Dans la plus grande partie de l’Afrique de l’Est, la prévalence du VIH chez l’adulte est stable ou en léger déclin. C’est au Kenya que cette dernière tendance est la plus évidente ; il s’y produit une baisse lente mais régulière des infections à VIH qui s’accompagne de preuves de modification des comportements, en particulier parmi les jeunes adultes célibataires.

Les données mitigées venues de l’Ouganda indiquent qu’il est urgent de relancer et d’adapter les activités de prévention qui avaient contribué à maîtriser l’épidémie du pays dans les années 1990. Malgré la tendance globale à la stabilisation de la prévalence du VIH, l’augmentation de la population du pays, associée à des données montrant une augmentation des infections à VIH dans certaines régions, pourrait indiquer une résurgence de l’épidémie ; avec un taux de fécondité proche de 7%, un taux stable d’incidence du VIH signifie qu’un nombre croissant de personnes contractent le VIH chaque année.

Parmi les récentes améliorations de la riposte au VIH du Rwanda, on peut noter l’expansion des services de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, qui est maintenant disponible dans plus de la moitié des établissements de santé du pays.

Les épidémies de l’Afrique de l’Ouest sont généralement stables, à l’exception du Burkina Faso (dans les zones urbaines uniquement), de la Côte d’Ivoire et du Mali, où la prévalence du VIH est en baisse.

Au Burkina Faso comme en Côte d’Ivoire, certains signes évoquent une évolution vers des comportements susceptibles de limiter la propagation du VIH. Le recours au préservatif pour des rapports sexuels avec un partenaire non régulier s’est considérablement accru chez les femmes—de 39% à 53% entre 1998-1999 et 2003 au Burkina Faso et de 21% à 34% entre 1998 et 2005 en Côte d’Ivoire.

Des études au Bénin montrent que les femmes comme les hommes qui avaient eu des rapports sexuels avec un partenaire non régulier étaient davantage enclins à utiliser un préservatif à cette occasion. L’utilisation du préservatif lors de rapport sexuels comportant un risque accru a passé de 9% à 25% pour les femmes et de 22% à 40% pour les hommes entre 1996 et 2006.

La prévalence nationale du VIH chez l’adulte en République centrafricaine figure parmi les plus élevées de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale et une enquête nationale en 2006 l’a estimée à 6,2%.
Par ROSE - Publié dans : info
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